27 Septembre 2007, comme a mon habitude je me suis levée aux alentours de 6h45, p'tit dèj puis salle de bain. Tout avait l'air d'une matinée normale. Rien ne semblait bousculer les habitudes. Pris le car, à 7h20, discutage avec Mandine', où je lui raconte que mon frère avait mal au ventre la veille. Arrivage au collège a 8h05. Commençons par histoire, puis maths. Là le temps se met à la pluie. Cela va vous paraître bisard mais vers 10h45, j'ai eu comme une sensation bizarre, je crois même l'avoir dis a Fanny. J'ai ressentis comme un manque en moi. Je manquais à cette époque de rien.. La journée se termina, chez moi à 17h45 - 17h50.
Je descends du car. Rien d'anormal, rien. J'ouvre la porte de la maison, & la je vois, la table mise avec rien dans les assiettes. Comme une table abandonnée. Je ne me faisais jusqu'alors aucun soucis. Personne n'était là, mais pour moi ça ne me changeais pas. Une voiture dans la cour, une 4L blanche, mon grand père. Il ouvre la porte & s'assoi devant moi. Je lui demande où sont mes parents, il me répond a Lyon. Lyon n'est pas une habitude à leurs destination.. Pourquoi Lyon ?! Là, son regard se tourna vers la fenêtre, & j'entends Thomas à eu un accident. Les larmes montaient en moi, tout doucement le mal sortait. Je lui ai posé des tonnes de questions, & la question est-ce que c'est grave : Non je ne pense pas.
Direction chez mamie, avec le pantalon à Thomas.. Survet' adidas bleu.Dans la voiture un appel, la maison d'Emilie : c'etait sa maman, qui me disait simplement qu'elle avait su pour mon frère, qu'il avait été transporté en hélico, & que si j'avais besoin, je pouvais compter sur elle. Je ne savais pas qu'il avait été transporté en hélico.
J'arrive, ma grand-mère me saute dans les bras. Que dois-je faire ?! Rien, on ne savait rien.
Mes parents devaient appeler mais moi j'essayais de ne pas trop pensé à ce qu'ils allaient nous donner comme nouvelles. C'était dur, oui. J'arrive dans la chambre, prends la télécommande, allume la télé, puis en me dirigeant vers mon lit je me tape la tête avec la télécommande : sort de ce cauchemard !
Les heures passaient, on attendait mes parents pour manger. Une voiture dans la cour, Hervé, effondré & anéanti. Ces premiers mots ont étés des paroles qui ne devraient jamais sortir de la bouche d'un homme. Il s'en voulait, & souhaitait mettre un terme a ces jours. Moi, l'esprit encore philosophique : c'était un accident !
Il parle, il parle, il parle.. Moi je réponds à mes appels, à mes messages.. Certains blessants, je décide d'éteindre mon portable. Mes parents, arrivent, moi je ne les avaient pas entendus. Ma grand-mère m'appel, mes parents étaient à la cuisine & discutaient.. Ils parlaient de l'état pour le moment stationnaire de mon frère. La nuit chez ma grand-mère, je suis forte mais pas assez pour supporter le vide. Les jours passaient, les messages s'accumulaient, les appels en absences aussi. & l'espoir montait. On avait le droit au repas chez Julien, tous ensemble, Max' était rentré de St té, effondré. C'était la première fois qu'il me serait de la sorte.. Les jours défilaient. Jusqu'au jour, au soir, ou mes parents, ma mère ne pouvait me décroché une paroles, mon père m'a annoncé : c'est fini. Je ne pourrais vous décrire l'action, je me suis simplement écroulée, éffondrée. & j'ai crié Nannnnnnn. Puis je me suis détaché des bras de mon père & je suis parti, m'enfermer dans un coin. Puis qq longues minutes plus tard, j'ai rejoint ma mère & ma soeur dans le lit. Il m'ont expliqué, correctement, ont répondus à mes questions, toutes ou presque. Mon frère était décédé, mais tenus en vie, jusqu'à ce qu'on lui prenne des organes. Le temps c'est accéléré, je voyais toute mon enfance disparaitre, les souvenirs remontais, la mélancolie était bel et bien présente. Je m'affaiblissais, je ne mangeais plus, je ne buvais plus, je ne pleurais plus, je ne parlais plus. J'avais du mal.. Le 8, est venu le jour de te célébrer, je t'ai dicté ton fameux texte, celui qui à eu du mal à sortir, j'ai eu un soutien énorme. Plus amicale que familial. Quand cette chanson " il suffira d'un signe.." est arrivé, mon attention s'est monopolisée, sur ça, mon regard s'est tourné vers ton frère, mon frère, notre frère. Sa main me serrait de plus en plus fort, & là, sous le poids des larmes, & sous le poids de cette chansons, il tomba, assit, avide & en pleurant. En face de moi, j'avais eux, Mathieu, kev, Flo, ... Sandra, Lucie... . La marche silencieuse, le regard vers ton nouveau refuge, main dans la main de chacun, & ses gens qui ne tenait pas la distance. Puis, j'ai décidé de te rendre fier, j'ai relevé la tête, les épaules, & j'ai tout enfoui à l'intèrieur. Aujourd'hui encore, & pour toujours. Car tout garder, c'est la seul armes sûr... Je ne saurais l'expliquer autrement =/